
L’assurance permet aux jeunes d'évoluer
Par Gérard de la Martinière, Président de la FFSA
D’ici à 2014, près du tiers des effectifs des sociétés d’assurance partiront à la retraite. Le secteur recrute. Notamment des cadres. Explications de Gérard de la Martinière, président de la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA).
Comment se présente le secteur aujourd’hui ?
Au total, plus de 200 000 personnes travaillent dans l’assurance. Le chiffre d’affaires (158 milliards d’euros en 2004) est respectivement de 118 milliards pour l’assurance des personnes et de 40 milliards pour celles des biens et de la responsabilité. Du fait de l’élévation de l’espérance de vie et du maintien de l’épargne à long terme, notre secteur présente une croissance de l’ordre de 10 % par an pour les sociétés d’assurance. 40 % des salariés travaillent en Ile-de-France. 57 000 collaborateurs se trouvent dans cette région.
Parlez-nous des recrutements…
D’ici à 2014, 40 000 salariés auront plus de 60 ans. Il faudra donc remplacer presque un tiers des collaborateurs du secteur. Les effectifs ne vont pas diminuer : chaque année, les sociétés d’assurances engagent entre 10 et 14 000 personnes. La part des cadres augmente et continuera à croître. Nous sommes passés de 33 % en 1996 à 37 % en 2004. La diversification des produits et l’augmentation des métiers liés à la gestion des risques nécessitent de recruter des cadres. C’est encore plus vrai en Ile-de-France où il représente 50 % des effectifs.
Ils vont donc se poursuivre en région parisienne ?
Oui. Les demandes vont, notamment, concerner les commerciaux car les sociétés d’assurances veulent renforcer leur maillage. Les recrutements viseront aussi les informaticiens et le secteur du marketing, qui est assez récent chez nous. Il se développe tant du côté des produits que des campagnes de communication.
Pour un jeune, l’assurance n’est pas forcément un univers attractif…
Elle est connectée à tous les aspects économiques et sociaux de la vie. Notre secteur leur permet d’évoluer grâce à la formation interne : 4, 4 % de la masse salariale y est consacrée. Cela offre des perspectives en termes de mobilité et de progression de carrière.
A condition de posséder des qualités…
Il faut un peu de curiosité et des nouveautés apparaissent. Cela implique une mobilité intellectuelle et de l’imagination : les produits d’assurance dits classiques sont élaborés sur mesure en fonction du client.